Si vous aimez les gros pixels, les effets scanline, les écrans cathodique bombés et les run’n gun nerveux et exigeants, Neon Inferno, le nouveau jeu développé par Zenovia Interactive et édité par Retroware, est le jeu qu’il vous faut. Sa difficulté élevé en fait un titre qui ne cherche pas à plaire à tout le monde. Dès les premières minutes, il impose son rythme, son esthétique et sa difficulté. C’est un jeu qui s’adresse clairement aux joueurs en quête d’action, dans la droite lignée des jeux d’arcade d’il y a 30 ans.

📺 Une bonne première impression
Aussitôt la première mission lancée, Neon Inferno vous jette dans le grand bain. Avec son identité visuelle délicieusement rétro rappelant certains titres aux grandes heures de la Neo-Geo et son univers cyberpunk omniprésent : Éclairages néons, décors urbains délabrés et ambiance dystopique créent une atmosphère qui ne va pas sans rappeler les jeux des années 90. Le style graphique est cohérent, lisible en pleine action et contribue fortement à l’immersion.

le jeu ne perdra pas de temps avec une longue introduction. Le scénario, purement anecdotique et totalement inutile s’appui sur une lutte pour le contrôle de la ville de New York en 2055 entre les ripoux de la police locale, les politiques véreux, la mafia du coin et des yakuzas.
Pour résumer, on lit les 3 premières boites de dialogues et on fait fi du reste.

L’objectif, run’n gun oblige, est tout ce qu’il y a de plus simple : Avancer, tirer et éliminer la cible en fin de niveau pour remplir le contrat. Simple et efficace.
🕹️ Un gameplay bien maitrisé
Le cœur de Neon Inferno repose sur un gameplay aux petits oignons et ultra dynamique, jouable seul ou à deux joueurs en coopératif. Les combats sont rapides et la moindre erreur se paie cher. Le jeu demande de bons réflexes, une excellente lecture de l’action et une bonne capacité d’adaptation.
A la manière d’un Sunset Riders, le jeu se joue sur deux niveaux de profondeur : Vous devrez attaquer les ennemis aussi bien au premier plan qu’au second. En sus de votre arme à feu aux munitions illimités, vous aurez la capacité de renvoyez ou de redirigez grâce au bullet time certaines attaques en utilisant votre sabre plasma. L’exercice, bien que compliqué, est maitrisé à la perfection par les programmeurs de chez Zenovia. C’est un sans faute de ce côté là !

Les affrontements sont intenses et ne vous laissent que très peu de répit. Le plaisir vient autant de la précision des tirs que de la maîtrise des déplacements. Plus on progresse dans le jeu, plus celui-ci devient exigeant, ce qui peut être frustrant pour certains, mais source de motivation pour les amateurs de défis. A titre informatif, le dernier boss est difficile à battre et en cas de défaite, vous devrez le recommencer depuis le début ! Pour ma part et en solo, neuf tentatives ont été nécessaires pour en venir à bout.
Les contrôles, nombreux pour ce type de jeu, se maitrisent rapidement sans toutefois être des plus intuitifs. Votre personnage pourra : Faire une roulade pour esquiver certaines attaques, tirer au premier plan, tirer au second plan, frapper avec son sabre plasma, renvoyer des attaquer (les tirs verts uniquement) mais aussi les rediriger, sauter et se baisser.
💪 Une difficulté exigeante
Neon Inferno ne prend pas le joueur par la main. La difficulté est présente, parfois même élevé, mais jamais insurmontable. Il vous arrivera fréquemment de mourir, mais à force d’apprendre les paternes des ennemis rencontrés, vous finirez toujours par triompher !

Dès le premier niveau, vous allez en prendre pour votre grade. On pourra cependant reprocher au jeu une difficulté inégale : Bien que long à achever, certains boss de fin de niveau ne représentent qu’une formalité.

Aucune aide ne vous sera apporter durant votre progression. Ni armes spéciales, ni soins. Rien. Le loot est tout simplement inexistant. Avant chaque mission, il vous sera toutefois possible d’acheter une arme ou capacité spéciale, utilisable une fois et dont l’effet sera limité dans le temps.
🏁 Une durée de vie très courte
Pour voir le générique de fin, il vous faudra arriver au terme des 6 niveaux, ce qui correspond à environ 1h30 de jeu en mode de difficulté « Normal ». C’est peu, vraiment peu pour un jeu vendu 19.90€. Une dizaine de mission aurait été plus en corrélation avec le prix pratiqué. Le mode « Novice » est à éviter car l’aventure se boucle alors en à peine 1h.

Pour faire durer l’aventure plus longtemps, vous pouvez augmenter l’arduité du titre, quitte à vous arracher les cheveux par la suite : Le mode arcade vous propose de faire l’intégralité du jeu en ne disposant que d’un seul et unique crédit.
🎵 Une ambiance sonore décalée
La bande-son, aux faux accents retrowave n’est pas des plus mémorable. Même après avoir terminé le jeu, aucun morceau ne m’est resté en tête. On est loin, très loin des rythmes entrainants d’un bon vieux Metal Slug par exemple.
L’opposition faite entre un pixel art léché d’un côté et une musique trop moderne de l’autre, fait que le mariage ne prend pas. C’est d’autant plus dommage que les bruitages, eux, sont en revanche parfaitement raccord avec le style visuel. C’est pour moi le gros point faible du jeu.
J’ai aimé
- Direction artistique cyberpunk très réussie
- Gameplay nerveux
- Maniabilité exemplaire
- Un challenge relevé…
J’ai moins aimé
- … Mais pouvant rebuter les joueurs occasionnels
- Scénario aux fraises
- Bande sonore oubliable
- C’est court ! Moins de 2h en mode de difficulté « Normal »
- Protagonistes sans aucune personnalité
Disponible sur : PC, PlayStation 4 et 5, Xbox One, Xbox Series X|S et Nintendo Switch.
Testé sur : PC
Durée de vie : 1h30 à 2h.
🏁 Conclusion
Si vous aimez les jeux qui mettent vos réflexes, votre sang-froid et votre persévérance à rude épreuve, Neon Inferno est une (courte) expérience à ne pas manquer. En revanche, les joueurs en quête d’un jeu plus accessible ou narratif devront passer leur chemin.
⭐ Note finale : 6.5/10
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