Le thermostat connecté. [Import de Chine.]

Dans le courant de l’année 2019, j’ai installé un thermostat connecté NEST 3 dans mon salon afin de pouvoir gérer ma chaudière fioul à condensation. Dans la foulée, j’ai décidé d’en mettre un second à l’étage, qui lui, gère les radiateurs électriques. Jusque-là, tout va bien me direz-vous. Mais alors, pourquoi vouloir en mettre un autre ?
La raison de ce changement est liée au fait que le thermostat NEST 3, ou plus exactement le Heat Link, qui gérait ma chaudière, a rendu l’âme trois fois depuis. Par le jeu de la garantie, j’ai pu obtenir un échange les deux premières fois, mais à la troisième, le délai était expiré. Le grand mystère dans toute cette histoire, c’est de comprendre pourquoi le Heat Link a ainsi passé l’arme à gauche aussi facilement avec ce type de chaudière, sachant que celui qui alimente les radiateurs électriques n’a, quant à lui, jamais rencontré de souci.

Quoi qu’il en soit, et après avoir vainement fait le tour des possibles raisons sur ces pannes à répétition (surtensions, sous-tension, etc..), j’ai préféré opter pour un modèle moins onéreux, et comme j’aime tester plein de choses et que j’ai le cœur aventurier, je me suis dégoté un modèle importé d’une illustre marque inconnue, compatible avec Alexa et Google Home.

Dans l’emballage

Vendu pour une cinquantaine d’Euros environ, ce thermostat connecté sans marque est disponible en trois variantes, à choisir en fonction du type de chauffage que vous possédez.
Pour ce prix, il ne faut logiquement pas s’attendre à un appareil exceptionnel. L’emballage est minimaliste et de très petite taille, juste de quoi y rentrer l’appareil ainsi que sa notice. Cette dernière est fournie sans la loupe pour pouvoir la lire, mais propose une section en français, ce qui est déjà pas mal.

Aucune fioriture en somme, uniquement le strict nécessaire. Toutefois soyons honnête, le packaging finira de toute façon dans la poubelle jaune assez rapidement.

Le montage

Installation du thermostat
Une arrivée en 220V est requise.

Contrairement au thermostat NEST 3 qui fonctionne avec un relais (le Heat Link), ce modèle nécessite de disposer d’une arrivée de courant en 220V à l’emplacement où il sera installé, ainsi que de deux autres câbles directement reliés à la chaudière afin de pouvoir la déclencher ou l’arrêter.

De prime abord, on pourrait penser que tout va bien se passer, seulement voilà, il y a un « mais »… Les deux câbles électriques qui se branchent sur le contact sec ont beaucoup de mal à rentrer dans le pot d’encastrement. Il faut impérativement qu’ils soient d’une section de 1.5mm², car du 2.5mm² ne passera pas, du moins pas sans tout arracher.
Pour que le transformateur intégré à l’arrière puisse correctement respirer et que tout rentre sans forcer, il vous faudra veiller à mettre un pot d’encastrement d’une profondeur de 40mm au minimum.

Installation du thermostat
Il n’y a pas de niveau à bulle intégré pour ce prix-là.

La plaque murale n’est pas non plus des plus pratique à mettre en place. Le simple fait de vouloir décrocher le thermostat de celle-ci est un véritable jeu de patience, sauf à vouloir tout casser. Pour 50€, il ne faut pas s’attendre à avoir un chef-d’œuvre d’ingénierie entre les mains me direz-vous.

L’utilisation

Thermostat connecté
L’interface est plutôt flatteuse.

Le montage ne s’est au final pas révélé si laborieux que ça, et force est de constater que ce thermostat connecté Chinois n’est pas vilain. L’écran de 3.5″ offre une interface simple, lisible, et disponible en français. Il a également l’élégance de ne pas se salir facilement lorsqu’on appuie dessus plusieurs fois.
Tous les paramétrages sont également accessibles depuis l’interface. En revanche, à l’instar du NEST 3, point d’auto-apprentissage sur ce modèle, la programmation des températures en fonction des heures et des jours se fera manuellement, soit depuis l’appareil lui-même, soit depuis l’application Smart Life de chez Thuya.

Thermostat connecté
La sonde de température est directement intégrée sur cette version.

La détection dans l’application est pratiquement instantanée, et la remontée dans l’application de Amazon se fait parfaitement elle aussi. Le contrôle à la voix par Alexa (et probablement aussi par Google Home) est très réactif.
Si je devais lui trouver des points négatifs, je dirais qu’il aurait été appréciable d’avoir la météo d’affichée, mais aussi de pouvoir régler la température au dixième de degré, et en chipotant un peu plus, j’aurais aimé pouvoir couper le bruit que fait le thermostat lorsqu’on le manipule (un « bip » strident qui me rappelle les téléphones portables de chez Alcatel dans les années 90).

Attention : si vous passez le réglage en mode manuel au lieu d’automatique, le thermostat restera sur la valeur choisie jusqu’à ce que vous l’en changiez.

Comme tout thermostat connecté qui se respecte, il est possible d’interagir avec lui à distance via l’application dédiée (Smart Life de chez Thuya dans le cas présent). Comme vous pouvez le remarquer, et contrairement au thermostat en lui-même, dans l’application, la traduction française n’est que partielle.
Les options restantes sont des classiques que l’on retrouve désormais sur tous les modèles, connectés ou non :
– Le mode absence abaissera la température.
– Le mode hors-gel maintiendra une température minimum, et ce, même si vous éteignez votre thermostat.
– Le verrouillage de l’écran quant à lui, évitera que des petites mains ne dérèglent tout.
– Le réglage de la température minimale et maximale.

Avantages du thermostat connecté :

  • L’esthétique simple et qui ne fait pas « cheap ».
  • Menus en français.
  • Compatible avec le chauffage au fioul/ gaz, ainsi qu’avec les systèmes de chauffage électrique au sol (selon le modèle choisi).
  • Programmation hebdomadaire complète et aisée via le thermostat ou l’application.
  • Le prix, 50€ environ.
  • Écran en couleur et agréable à utiliser.
  • Compatible Alexa et Google Home
  • Mémoire interne en cas de coupure de courant.
  • Mode vacances.

Inconvénients du thermostat connecté :

  • Nécessite 4 fils : le 220V et deux autres pour la communication avec la chaudière.
  • Branchement murale filaire uniquement.
  • Notice très petite et peu détaillée.
  • Pas de mode d’auto-apprentissage.
  • Pas de réglage au dixième de degré des températures d’enclenchement et d’arrêt.
  • Le « bip » non désactivable lorsqu’on navigue dans les menus.

Concrètement, et pour un tarif aussi faible, ce thermostat remplit largement son office et en étant honnête, j’aurais bien des difficultés à m’en plaindre. Reste à voir s’il saura faire preuve d’une certaine pérennité.

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